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classical records made in belgium |
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ce disque disponible en téléchargement |
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interprétation
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tracklist: [1.1] Goltermann, Georg: Gran Duo Opus 25, Allegro (7:39) |
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| texte | |||
| l'Alto romantique Pour atteindre à la virtuosité, Schumann se blesse irrémédiablement la main avec le chiroplaste de Logier. Résigné, il n’en admire pas moins les grands solistes de son temps. Goltermann, Sitt et Joachim sont de cette race de virtuoses-compositeurs. Fils d’organiste, Georg Goltermann est né à Hanovre en 1824. Il se destine très vite à une carrière de virtuose du violoncelle. Pour ce faire, il effectue ses études musicales à Munich où Ignaz Lachner lui enseigne la composition. Après quelques années de tournées en tant que soliste, il se fixe à Würzburg puis, en 1853, à Francfort, ville dont il dirige l’Opéra à partir de 1874 et où il mourra le 28 février 1898. Ses dernières années sont exclusivement consacrées à la direction d’orchestre et à la composition. Outre les 8 Concertos qu’il destine naturellement au violoncelle, il nous laisse des Ouvertures pour orchestre, des Lieder, 3 recueils de préludes pour orgue et de nombreuses pièces de musique de chambre dont le Grand Duo pour violoncelle (ou alto) et piano op.25, le deuxième du genre. Structuré en 3 mouvements, l’œuvre s’ouvre sur un Allegro moderato en fa mineur qui varie librement un thème expressif d’abord énoncé par le piano. Le mouvement central, un Andante con moto tranquillo en ut majeur, exploite une mélodie presque vocale avant que le Finale, Allegro, ne nous mène de fa mineur à fa majeur. Ce rondo utilise deux thèmes contrastés : le premier, conquérant, commence par dérouler les notes de l’accord de tonique (fa-la bémol-do) tandis que le second se fait plus lyrique. Les affinités entre Robert Schumann et l’alto sont grandes. Il aurait sans nul doute souscrit aux commentaires de Berlioz qui, dans son Traité d’instrumentation, souligne ses « qualités expressives si saillantes » et « son timbre […] d’une profonde mélancolie ». C’est en 1851 que Schumann compose les Märchenbilder op.113, dédié à Joseph von Wasielewski (1822-1896), violoniste et musicographe qui publiera la première biographie du compositeur, en 1858. C’est à Bonn, ville dont il est le « Musikdirektor », que Wasielewski crée, le 12 novembre 1853, ces trois « Images de conte » avec Clara Schumann au piano. La première pièce, Nicht Schnell, en ré mineur, est de structure tripartite mais reste monothématique. Suit un Lebhaft en fa mineur, sorte de scherzo assez rude avec deux trios. Le premier déroule des doubles croches aussi régulières que celles d’un prélude de Bach et le second est librement canonique. Aux rythmes pointés de ce mouvement succèdent les triolets du Rasch, en ré mineur, interrompu par un intermezzo en si majeur qui ramène des éléments de la première pièce du cycle. Pour finir, le somptueux Langsam, mit melancholischen Ausdruck, dans un ré majeur plutôt rêveur semble ne pas se terminer. Né à Prague, Hans Sitt (1850-1922) manifeste des dons précoces pour le violon mais ses parents choisissent de lui assurer une scolarité normale plutôt que de l’exhiber comme enfant prodige. Néanmoins, en parallèle à ses études générales, il fréquente le conservatoire de sa ville natale et décroche, à 17 ans, le poste de Konzertmeister de l’orchestre de l’Opéra de Breslau. Au fil des années, sa carrière le conduit à travers l’Europe mais, pour la postérité, Sitt se distingue par son activité pédagogique au Conservatoire de Leipzig, où il forma quantité de violonistes que l’on ne tardera pas à retrouver dans les plus grands orchestre d’Europe et d’Amérique du nord. Il est également l’auteur d’un traité d’alto et d’environ 140 compositions en tous genres, dont les Drei Fantaisiestücke op.58, publiées en 1894. L’organisation des tonalités de ces pièces se fait par tierces ascendantes (fa mineur, la bémol et do majeur), procédé typiquement romantique, tout comme le langage qui n’est pas sans rappeler Robert Schumann, même si les possibilités musicales de Sitt sont plus limitées. Le grand violoniste Joseph Joachim (1831-1907), dont le nom est en général associé à celui de Brahms, joua souvent en duo avec Clara Schumann et Robert lui dédia quelques pièces. En dehors des cadences pour divers concertos (Beethoven, Brahms) et de l’arrangement pour violon des Dances hongroises de son ami, Joachim est l’auteur de quelques œuvres plutôt inégales. Les Hebräische Melodien op.9, inspirées par la poésie de Byron, datent de 1888. La première pièce, Sostenuto, commence par une mélodie en si bémol majeur interrompue par un passage aux couleurs schumaniennes en mi bémol majeur. Le retour non littéral de la mélodie initiale conclut cette forme Lied. La deuxième pièce, Grave, en ut mineur, est probablement celle de ces trois pièces dont le caractère hébraïque est le plus marqué. Suit un Adagio cantabile en fa majeur dont le thème est d’abord confiée à l’alto, le piano ne s’émancipant vraiment que dans le poco più mosso central en ré bémol majeur. Une reprise de la thématique initiale termine la dernière pièce de ce cycle très réussi. Nicolas Derny |
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| la presse... | |||
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| informations techniques | |||
| UT3.RECORDS © 2010 UT3-019 Recorded at the St. Margote Chapelle, Wichelen (BE) August 2009 artistic supervision : Truus De Winter sound : Diederik Suys (DPA 4003/Grace Design Preamps) piano : Steinway D, tuning : Aurèle Hardy text : Nicolas Derny, photos : Jeroen Suys, T T. : 65:20 info & sales : www.ut3-records.com, made in the E.U |
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