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classical records made in belgium |
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interprétation |
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tracklist: [1.1] Mozart, Wolfgang Amedee: Divertimento Kv. 563, Allegro (8:50) |
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| texte | |||
| Composé en 1788, la même année que les trois dernières Symphonies et le Concerto du Couronnement, le Divertimento K. 563 est crée à Dresde le 13 avril 1789 par Anton Teiber au violon, Mozart lui-même à l’alto et Anton Kraft au violoncelle. A cette époque, la guerre contre la Turquie et les dépenses qu’elle occasionne met les musiciens viennois dans les difficultés financières. Si l’on ajoute à cela l’incapacité de Mozart à gérer son argent raisonnablement, on comprend que le compositeur se retrouve dans une situation bien peu confortable. Il s’adresse alors à son ami et frère de Loge Michael Puchberg, lui écrivant des lettres de plus en plus désespérées (21 au total) l’implorant de lui consentir quelques prêts. Voulant s’assurer que Wolfgang ne tombe pas entre les mains d’usuriers peu fréquentables, Puchberg lui envoie, au fur et à mesure des lettres, 1400 florins (pour donner une idée de la valeur relative de la somme, sur l’inventaire après décès, le pianoforte de Mozart est estimé à 80 florins). Cette dette, le compositeur commence à la rembourser, mais elle n’est totalement recouverte par Constance que plusieurs années après la mort du musicien. Toutefois l’amitié reconnaissante qu’éprouve Mozart envers Puchberg, qu’il assure, dans une lettre du 17 juin 1788, considérer comme un frère, vaut à ce dernier de recevoir plusieurs oeuvres, dont les Trios pour piano K.542, 548 et 564 et, la plus importante et géniale de toutes, le Divertimento K. 563. Pour s’élever au-dessus de la simple exécution et établir un véritable dialogue fait d’écoute réciproque, les musiciens qui l’interprètent doivent éprouver le même type d’amitié, confiance et connivence que Mozart et Puchberg. Mal défini, le genre du divertimento laisse une liberté assez grande aux compositeurs. Le terme,utilisé pour la première fois en 1567 par Bargaglia (Tratenimenti ossia divertimenti da suonare), est souvent utilisé pour designer des pièces exécutées à l’extérieur et se voit généralement assimilé aux Sérénades, Cassations, Notturnos, Tafelmusik, etc. La forme, le nombre d’instruments, de mouvements et la fonction des Divertimenti n’étant ni clairement définis, ni définitivement figés, leurs différentes représentations forment un ensemble d’oeuvres assez hétéroclite. Dans le cas du K 563, Mozart utilise le trio à cordes pour lequel il compose 6 mouvements. Cette oeuvre est un des derniers exemples du genre avant que le terme ne réapparaissent au XXe siècle (Stravinsky, Bartók, etc.) puisqu’à la fin du XVIIIe siècle, l’attitude vis-à-vis de la musique s’apprête à changer et que ni Beethoven ni Schubert ne composeront de divertimento. Ce dernier n’utilise le terme « divertissement » que pour désigner des pièces pour piano légères et brillantes. Certains exégètes voient dans le premier Allegro en mi bémol majeur du K. 563 et dans l’adagio en la bémol qui lui succède, tous deux en forme d’allegro de sonate, une sorte de confidence autobiographique faisant référence, de manière maquillée, à la situation de Mozart. Ainsi, Jean et Brigitte Massin notent : « A travers les thèmes des deux premiers morceaux […] c’est une imploration dont la dignité tente de sourire et une reconnaissance qui a besoin de plus encore »… Retour à la tonalité principale pour le troisième mouvement, un Menuet avec Trio. Le morceau suivant est un admirable Andante en si bémol majeur. Le thème, relativement élaboré, est vraisemblablement inspiré du folklore. Mozart en tire quatre formidables variations, dont la troisième fait appel au mode mineur (si mineur) avant que le mouvement ne se conclue sur un passage dans lequel l’alto ramène le thème sous forme d’un cantus firmus soutenant la partie très fleurie du violon. Vient ensuite un second Menuet avec deux Trios, respectivement en la bémol et si bémol majeur. La musique se fait plus « rustique » et se souvient des mouvements similaires de Haydn alors que le premier Trio parodie une valse. La pièce se conclut sur un Allegro solaire en forme de rondo-sonate dont le refrain est composé à la manière d’un Volkslied. La structure plutôt élaborée de ce mouvement qui sait jouer sur les contrastes entre la vocalité du violon et les réponses de l’ensemble -qui évoquent, sous forme stylisée, des sonneries de chasse- termine ce chef d’oeuvre de la manière la plus singulière et subtile qui soit. Nicolas Derny |
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| la presse... | |||
classiqueinfo-disque.com le 24/03/2010"Lorenzo Gatto, Diederik Suys et Sébastien Walnier maîtrisent parfaitement cette égalité des instruments qui se répondent sans jamais prendre l’ascendant, ils observent toutes les nuances de la partition, font la reprise dans l’allegro initial (ce qui n’était pas le cas de la plupart des versions à l’exception de Kremer-Kashkashian-Ma, excessivement lents dans l’adagio). Les trois instrumentistes belges jouent, comme un seul homme, car leur son individuel se fond merveilleusement bien dans un ensemble d’autant plus admirable qu’ils ne forment pas un trio revendiqué comme tel, avec une aisance déconcertante, sans forcer le trait, ni diminuer les cris des étranges sauts harmoniques qui parcourent le deuxième mouvement..." Fred Audin |
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| informations techniques | |||
| UT3.RECORDS © 2009 UT3-018 Recorded July 2009 at the St. Margote Chapelle, Wichelen (BE) artistic supervision : Truus De Winter / sound : Diederik Suys (DPA 4003 - Grace Design - PMC monitors) text : Nicolas Derny / photos : Sébastien Walnier info : www.ut3-records.com / made in the E.U. |
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ut3-records - muziekkompagnie vzw / spoorweglaan 84 B-9230 wetteren |