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Franz Liszt, "Un Sospiro" [ UT3-011 ]






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interprétation

Mantin Pascal (piano)

tracklist:

[1.1] Liszt, Franz: Un Sospiro (5:3)
[1.2] Liszt, Franz: Apres Une Lecture Du Dante (16:32)
[1.3] Liszt, Franz: Consolation Nr 3 (4:36)
[1.4] Liszt, Franz: Ronde Des Lutins (3:22)
[1.5] Liszt, Franz: Funerailles (11:29)
[1.6] Liszt, Franz: Bagatelle Sans Tonalite (3:13)
[1.7] Liszt, Franz: La Campanella (4:52)
[1.8] Liszt, Franz: Rhapsodie Hongroise Nr 12 (10:50)
[1.9] Liszt, Franz: Nuages Gris (2:45)
[1.10] Liszt, Franz: Paraphrase Sur Rigoletto (7:56)
[1.11] Liszt, Franz: Isolde's Liebestod (7:46)
texte
Franz Liszt
"Un Sospiro"
“Un sospiro”, l’esprit des pianos ERARD par Franz LISZT.

Apres l'invention du premier pianoforte par l'italien Bartoloméo Christofori en 1709, il s'écoula environ un demi siècle avant que le nouvel instrument ne devint populaire. A partir de 1800 l'augmentation de la puissance sonore exigeait une facture plus robuste et une taille plus grande pour favoriser un son plus éclatant. A l'époque de BEETHOVEN l'étendue du clavier passa de 5 à 6 octaves et demi. Le cadre fut consolidé (en fonte d'un seul bloc) pour supporter une plus grande tension des cordes, le diamètre des cordes du piano s'agrandit, ce qui opéra un changement décisif dans le caractère du timbre et une extension des possibilités dynamiques. Le piano à queue profita pleinement de ces innovations et favorisa ainsi la créativité de Franz LISZT . Dès les débuts de sa carrière d'enfant prodige en 1823, il fit la connaissance des « ERARD » qu'il considérera très vite comme sa « famille adoptive » . Ils reconnurent immédiatement le talent du jeune compositeur, lui ouvrirent de nombreuses portes sur le plan professionnel et lui offrirent un nouveau piano, l'un de leur plus récent modèle à sept octaves qui était muni de leur fameux système à « double échappement ». Ce procédé permettait au pianiste de répéter beaucoup plus rapidement une même note et donc de développer une plus grande virtuosité. Le jeune Franz jouait sur leurs pianos, moyennant quoi la firme se chargeait de les expédier dans toute l'Europe. La publicité était énorme et LISZT fut présenté par la suite comme un artiste ERARD.
A travers son langage, LISZT a révolutionné l'art du piano, aidé par les perfectionnements techniques de ERARD. C'est sur l'un de ces instruments (daté de 1880) doté d'un son clair et pur que cet enregistrement a été réalisé, restituant ainsi les timbres si particuliers de cette époque.

Le programme présenté aborde presque toutes les facettes de la création Lisztienne à travers son oeuvre pianistique. Inspirée d'un thème de PAGANINI, la très célèbre étude Campanella est l'illustration parfaite de la virtuosité transcendante que LISZT va développer durant sa carrière de concertiste international grâce au procédé de double échappement du piano ERARD qui permet de fulgurantes notes répétées tout en conservant lyrisme, poésie et fraîcheur. Après une Lecture de Dante, extrait des années de pèlerinage (2e année, Italie), décrit l'enfer de « la Divine Comédie » avec ses souffrances et ses rugissements de colère. C'est une oeuvre passionnée où l'on admire le traitement orchestral que le compositeur fait subir au piano : trémolos, octaves trépidantes...
La 3e Consolation en ré bémol Majeur (d'après un poème de Sainte Beuve et dédié à Victor Hugo) évoque le souvenir des Nocturnes de CHOPIN avec une mélancolie et une douceur très intime.
L'étude de concert un Sospiro souligne également l'influence du compositeur polonais avec une élégance et une fougue très romantique. La Rapsodie hongroise n°12 en ut# mineur est elle influencée par le folklore tzigane dont LISZT admirait la formidable inventivité dans l'improvisation.
La Ronde des lutins présente des analogies avec le scherzo du « Songe d'une nuit d'été » de MENDELSSOHN. C'est une pièce toute de légèreté et d'espièglerie.
Avec les magnifiques Paraphrases Liebestod (tiré de l'opéra « Tristan et Isolde » de WAGNER) et Rigoletto (de VERDI), LISZT atteint son apogée comme transcripteur de ses contemporains. Il utilise des procédés de technique pianistique (arpèges, trémolos, accords alternés ou répétées, pédale) qui restituent l'orchestration d'origine de façon flamboyante avec un flot sonore constant.
Nuage gris et Bagatelle sans tonalité sont 2 oeuvres de la fin de vie du compositeur. Elles glissent vers l'absence de tonalité et préfigurent l'avènement de l'impressionnisme musical.
la presse...
Door Prelude aanbevolen in de zomer van 2007
informations techniques
Enregistrement
à la “Kloosterkapel” à Wichelen.
régie & montage :Truus De Winter
prise de son :Diederik Suys

DPA 4003 microphones,
Grace Design mic preamps,
Echo MONA 24/96 AD,
Tannoy RA monitors,
TC Electronic mastering..

Photos & Mis en page:
Diederik Suys

Nous remercions:
Robert Ruys & Pianos Maene, Ruislede (BE)

 

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